L'APTS dénonce l'abolition de 20 postes visant à soutenir les jeunes vivant avec une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l'autisme dans les Laurentides
16 juillet 2026
Saint-Jérôme – L'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) dénonce l'abolition, au CISSS des Laurentides, de 20 postes dédiés au soutien de personnes ayant une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l'autisme (DI-TSA). L’on y dénombre, entre autres, un poste de psychologue, 6 postes d’éducateur·rice, 2 postes d’orthophoniste et 7 postes de technicien·ne en éducation spécialisée. Pour l'organisation syndicale, cette décision fragilise des services déjà sous pression et contredit les engagements pris par la direction de préserver les soins et les services à une clientèle vulnérable.
Selon les informations transmises au syndicat par l’employeur, ces abolitions découlent directement du plan de retour à l’équilibre budgétaire. Parmi les 20 postes visés, quatre sont présentement occupés par des membres de l’APTS. Même si les autres sont actuellement vacants, l'APTS rappelle que ces abolitions réduisent la capacité du réseau à répondre aux besoins grandissants d'une clientèle qui peine déjà à faire entendre sa voix.
« Chaque poste coupé, c’est une expertise de moins, une pression supplémentaire sur les équipes en place et, ultimement, des délais et des services réduits pour les usager·ère·s » dénonce Marie-Ève Meilleur, représentante nationale de l'APTS dans les Laurentides.
Lors des échanges entourant le plan de retour à l'équilibre budgétaire, la direction du CISSS des Laurentides s'était engagée à ce que les compressions ne se fassent pas au détriment des services à la population. Les abolitions annoncées démontrent toutefois le contraire. De plus, lors de discussions subséquentes, l’employeur n’a pas confirmé qu’il n’y aurait pas d’autres abolitions de poste dans le cadre du plan de retour à l’équilibre budgétaire. L’APTS s’inquiète particulièrement de la situation.
« On nous répète que ces abolitions n'auront pas d'impact sur les services, mais ce sont des postes qui disparaissent au sein d’équipes déjà à bout de souffle. Dans un contexte où le CISSS des Laurentides affiche le plus haut taux d'absence pour maladie au Québec, soit près de 10 %, retirer des ressources ne fera qu'accentuer la surcharge de travail, augmenter les risques d'épuisement professionnel et nuire à l'accès aux services des jeunes les plus vulnérables », poursuit Mme Meilleur.
L’APTS exige donc que le gouvernement et la direction du CISSS des Laurentides annulent ces abolitions et mettent en place des solutions qui permettront d'assurer la pérennité des services sans faire porter le poids des compressions aux travailleur·se·s et à la population qu’il·elle·s desservent.
À propos de l’APTS
L’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) regroupe et représente 68 000 membres, dont près de 4 400 membres dans les Laurentides, qui jouent un rôle indispensable au bon fonctionnement des établissements du réseau. Nos gens offrent une multitude de services en matière de diagnostic, de réadaptation, de nutrition, d’intervention psychosociale et de soutien clinique et de prévention, autant de services qui s’adressent à l’ensemble de la population.