Le Québec fait face à une crise systémique, nourrie par des décennies de sous-financement, de centralisation et de privatisation. Il est temps de changer de cap. Pour remettre le réseau public à niveau, nous proposons des solutions audacieuses et concrètes. Elles seront dévoilées mois après mois, jusqu’au jour du scrutin provincial, le 5 octobre 2026.
L'Idée osée de février
Année après année, malgré la croissance des besoins, le financement du réseau public demeure insuffisant, instable et imprévisible. Cette logique fragilise la planification, accentue la pression sur le personnel et compromet la qualité et la continuité des services offerts à la population. En 2026, l'APTS propose de changer de cap et de faire de la santé et des services sociaux des priorités non négociables.
Cela passe par la mise en place d’un bouclier budgétaire, un mécanisme qui garantit un financement à la hauteur des besoins réels de la population. Une solution responsable et nécessaire pour assurer un réseau public capable de remplir pleinement sa mission.
Un bouclier budgétaire, c'est pas compliqué...
C’est une loi qui oblige le gouvernement à financer la santé et les services sociaux à la hauteur des besoins réels de la population. Chaque année, une instance indépendante évalue l’impact budgétaire de l’évolution des besoins en tenant compte du vieillissement de la population, de l’inflation et de l’évolution des pratiques cliniques. Le ministère des Finances a alors l’obligation de rendre disponibles, dans son budget, les sommes identifiées comme nécessaires. Résultat : un financement stable, prévisible et suffisant, qui protège le réseau public des coupes arbitraires et des cycles d’austérité.
L'Idée osée de janvier
En finir avec l’austérité, c’est refuser un cycle de sous-financement qui affaiblit le réseau public de la santé et des services sociaux. Année après année, la logique de « rigueur » et les compressions budgétaires ont des impacts bien réels : postes abolis ou non remplacés, surcharge de travail, services réduits, équipements qui se détériorent et installations qui tombent en désuétude. Les conséquences se font sentir autant sur les conditions de travail que sur l’accès et la qualité des services offerts à la population. En 2026, l’APTS choisit d’oser autrement : nommer les choix politiques qui mènent à l’austérité, démontrer qu’elle n’est ni inévitable, ni responsable, et porter des solutions concrètes pour un réseau public fort.
Un cycle qui doit être rompu
Comprendre le cycle de l’austérité, c’est voir comment des choix budgétaires se reproduisent et s’auto-entretiennent. Des baisses d’impôts réduisent les revenus de l’État, creusant le déficit public. Pour y répondre, des compressions sont imposées, entraînant un sous-financement des services. Cette dégradation est ensuite présentée comme un « problème d’efficacité », justifiant un retour à l’obsession de l’équilibre budgétaire… et relançant le cycle. Résultat : un réseau affaibli et une population qui en paie le prix. Assez tourné en rond : brisons le cycle!
L'austérité et moi
« J’ai été éducatrice dans une résidence à assistance continue auprès de personnes qui ont des troubles graves de comportement. Quand le gouvernement coupe, c’est du personnel en moins sur le plancher. Résultat: les résidents n'ont pas les services dont ils ont besoin, et notre sécurité au travail est à risque. On nous parle toujours de déficit zéro, mais jamais des besoins bien réels des personnes qu’on accompagne chaque jour. S’ils persistent sur la voie de l’austérité, les partis n’auront pas mon vote le 5 octobre prochain. »
Audrey-Anne Girard, Montréal


