Un RSSS fort est possible et nécessaire | L’APTS propose 9 façons d’y parvenir en 2026
17 février 2026
Longueuil – À huit mois des élections provinciales de 2026, l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) lance Agenda 2026, une édition spéciale de sa campagne Un réseau fort : et si on osait pour vrai?, qui vise à remettre le renforcement du réseau de la santé et des services sociaux (RSSS) au cœur du débat public. Alors que le Québec traverse une crise systémique, nourrie par des décennies de sous-financement, de centralisation et de privatisation, l’APTS propose une série de solutions concrètes qui seront dévoilées mensuellement jusqu'au jour du scrutin.
« Des soins et des services publics accessibles et de qualité dans les Laurentides? Si on ose pour vrai, les solutions sont connues, crédibles et nécessaires. On s'attend à ce que les candidat·e·s qui se présenteront dans la région en fassent une priorité politique incontournable », affirme Marie-Ève Meilleur, représentante nationale de l’APTS pour la région des Laurentides.
En janvier/février : mettre fin à l’austérité
Le premier thème de la campagne — En finir avec l’austérité : et si on osait pour vrai? — dévoile un constat clair : le Québec est replongé dans l’austérité, malgré ce qu’en dit le gouvernement. Avec un déficit de 14 G$, plusieurs observateur·rice·s estiment que le Québec « n’a pas les moyens » d’investir davantage dans ses services publics.
Et en effet, le gouvernement n’a relevé le budget 2025-2026 du RSSS que de 1,8 % (1,1 G$), alors que les besoins réels exigeaient au moins 5 %. Résultat : un manque à gagner de plus de 1 G$, qui se traduit directement sur le terrain :
- Partout : coupures de postes et gels d’embauche, non-remplacement des absences
- Plateaux techniques : retards d’entretien, appareils brisés plus souvent, ralentissement des services
- Infrastructure; manque de fond pour rénover, entretenir et remplacer des appareils, annulation de nouvelle construction de maison des ainées, annulation de rénovation des CHSLD
- CLSC et services psychosociaux : diminution de la capacité en première ligne
- Santé physique : regroupement de services spécialisés vers les grands centres, allongeant les déplacements pour les personnes usagères
- DI-TSA et santé mentale : plateaux de travail réduits, résidences à assistance continue (RAC) vétustes, baisse de financement des ressources intermédiaires (RI), coupure d’allocation aux usager·ère·s
- Santé publique et nutrition : baisse de l’offre alimentaire, réduction des dépenses réelles en prévention
C’est sur cette thématique que l’APTS des Laurentides manifestera le 17 février, sur l’heure du midi, devant les bureaux de la nouvelle ministre de la Santé, Sonia Bélanger. En espérant que le message soit entendu et que des investissements massifs suivent pour le bien-être des usager·ère·s de la région!
« Ce cycle d’austérité est le troisième depuis la fin des années 1990. Chaque fois, c’est un véritable étau qui se resserre sur le réseau public. Pendant ce temps, le 1 % le plus riche s’enrichit encore et la privatisation gagne toujours du terrain. Il faut rompre ce cercle vicieux », soutient Marie-Ève Meilleur.
À propos de l’APTS
L’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) regroupe et représente 68 000 membres, dont plus de 4 400 membres dans les Laurentides, qui jouent un rôle indispensable au bon fonctionnement des établissements du réseau. Nos gens offrent une multitude de services en matière de diagnostic, de réadaptation, de nutrition, d’intervention psychosociale et de soutien clinique et de prévention, autant de services qui s’adressent à l’ensemble de la population.