L’APTS présente ses attentes envers la nouvelle première ministre

13 avril 2026

L’APTS présente ses attentes envers la nouvelle première ministre - APTS

Longueuil – À l’occasion de la désignation de Christine Fréchette à titre de première ministre, l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) présente quatre grandes attentes en matière de santé, de services sociaux et de droits fondamentaux, plus particulièrement pour les femmes et les personnes immigrantes, envers celle qui gouvernera le Québec d’ici aux élections d’octobre 2026.

« Madame Fréchette doit d’abord et avant tout s’engager résolument envers un réseau public de santé et de services sociaux fort. Elle doit du même coup rassurer le personnel du réseau après ses déclarations inquiétantes en campagne, qui ouvraient la porte à une intrusion de plus en plus grande du privé dans nos services alors qu’ils doivent rester publics, universels et accessibles », explique Émilie Charbonneau, 1re vice-présidente de l’APTS.

Selon l’organisation, cette inquiétude est partagée par la population. En effet, dans un sondage Léger rendu public cet hiver, près de la moitié (45 %) croit que le gouvernement doit décourager le développement d’une offre de soins de santé offerts par des cliniques à but lucratif, tandis que plus des deux tiers (69 %) s’opposaient à devoir payer pour recevoir des soins et des services de santé.

L’APTS appelle donc à une rupture claire avec les pratiques du gouvernement Legault qui ont miné la confiance du public, en particulier celle des travailleur·se·s. L’organisation syndicale demande notamment de cesser de bafouer les droits fondamentaux, comme on l’a observé au cours des dernières années, en commençant par retirer le projet de constitution actuellement à l’étude et en abrogeant le projet de loi nº 3, adopté in extremis à la veille de la suspension des travaux parlementaires.

L’organisation syndicale interpelle également la première ministre sur la question de l’immigration et de la stabilité des équipes dans les services publics. Elle joint sa voix à celle de milliers de personnes immigrantes et de dizaines d’organisations de la société civile afin que la promesse de prolonger le Programme de l’expérience québécoise pour une période de deux ans soit concrétisée immédiatement. Une telle décision permettrait de protéger les droits des personnes directement touchées par la fin du programme, de réduire l’incertitude qui fragilise les équipes de travail et d’assurer la continuité des services à la population.

Enfin, forte du fait que 85 % de ses membres sont des femmes, l’APTS souligne la portée symbolique et politique de voir une femme accéder à la plus haute fonction de l’État québécois, et ce, pour la deuxième fois seulement. Alors que les inégalités salariales persistent et que les femmes sont encore trop souvent les premières touchées par la précarité et la violence, l’organisation syndicale espère qu’elles seront enfin pleinement comprises et défendues au sommet de l’État. Pour envoyer un message clair et concret, l’organisation réclame l’octroi immédiat de dix jours de congés rémunérés pour les victimes de violence conjugale, une revendication essentielle portée par l’Intersyndicale des femmes. Huit féminicides ont déjà été recensés depuis le début de 2026, il faut agir maintenant!

À propos de l’APTS

L’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) regroupe et représente plus de 68 000 membres qui jouent un rôle indispensable au bon fonctionnement des établissements du réseau. Nos gens offrent une multitude de services en matière de diagnostic, de réadaptation, de nutrition, d’intervention psychosociale et de soutien clinique et de prévention, autant de services qui s’adressent à l’ensemble de la population.